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La pompe à GnRH


B.K. a connu des difficultés pour concevoir un enfant. Prise en charge pour une aménorrhée secondaire, elle souhaite aujourd’hui partager son expérience avec la communauté WiStim au sujet d’un dispositif peu connu : la pompe à GnRH.


« Au départ, j’étais réticente à l’idée de porter un appareil 24 heures sur 24 »

Nous avions un projet d’enfant avec mon mari. J’ai eu quelques soucis de santé et par la suite 7 mois d’aménorrhée ce qui rendait notre projet difficile à réaliser sans accompagnement. Lors de la période d’aménorrhée, les solutions proposées par mon gynécologue pour régulariser mon cycle et mes périodes ovulation n’ont pas fonctionnées. J’ai donc décidé de consulter un gynécologue spécialiste de la fertilité.

Elle m’a proposé d’effectuer un bilan hormonal. Suite aux résultats, la pose d'une pompe à GnRH m’a été proposée. Mon médecin m’a expliquer que cette méthode pouvait marcher pour moi, régulariser mes taux d’hormones et remettre naturellement en place une ovulation. N'ayant jamais entendu parler de cette méthode, au départ, j’étais un peu réticente à l'idée de porter un appareil sur mon ventre 24h/24.

En parallèle des différents rendez-vous de suivi, j’ai trouvé sur internet des thèses réalisées au sein des différentes universités qui étaient rassurantes. Le taux de réussite obtenu via ce traitement était assez élevé. Cependant, il est nécessaire d’être diagnostiquée d’un cas d’aménorrhée bien spécifique pour qu’il soit proposé. En espérant qu’il fonctionne, j’ai accepté de l’essayer.

« Après deux semaines, j’ai oublié la présence de la pompe»

Lors du rendez-vous de pose de la pompe, l’infirmier partenaire du centre m’a expliqué que je devais changer la pompe moi-même toutes les 72h. Je devais suivre plusieurs étapes afin de faire un mélange de produit (solvant et poudre), l’injecter dans le matériel, faire une synchronisation et poser la pompe sur le ventre.

Les premiers jours étaient assez frustrants. Le fait de porter un appareil en continu et entendre un bip toutes les 90 minutes étaient un peu gênants. Quelques imprévus technologiques sont aussi arrivés... En cas d’imprévu, l’infirmier partenaire était joignable par téléphone, a proposé des solutions à distance afin que le traitement puisse continuer sans interruption. C’était très rassurant d’avoir son soutien et sa disponibilité.

Au bout de 2 semaines, j'ai oublié la présence de la pompe. Je me sentais très énergique, comme jamais auparavant. Lors des rendez-vous de suivi avec mon gynécologue, nous avons pu remarquer qu’il y avait une évolution assez positive de mes taux hormones. J’ai commencé à croire que cette méthode pouvait vraiment fonctionner.

« Une technologie qui permet de croire aux miracles ! »

Dès le deuxième cycle, je suis tombée enceinte et c'était une vraie joie de l’apprendre. Je suis aujourd’hui à 2 mois de grossesse et je conseille la pompe à GnRH à toutes les femmes à qui cette méthode est proposée. Elle nécessite beaucoup d’organisation, d’autonomie et de suivi mais elle est très efficace.

Ce n’est pas un traitement lourd car le corps s’y habitue assez naturellement et rapidement afin d’être en mesure de recevoir un enfant. C’est une technologie qui permet vraiment de croire aux miracles.

Merci à B.K. pour son témoignage !

Mais… Comment ça fonctionne une pompe à GnRH ?

La pompe à GnRH est un dispositif prescrit chez les femmes présentant des aménorrhées non-ovulatoires d’origine hypothalamique. Elle permet de rétablir l’ovulation et restaure ainsi la fertilité.

Chez la femme, l’hypothalamus est une petite glande du cerveau qui produit une molécule appelée GnRH. Ce GnRH stimule la sécrétion de FSH et de LH par l’hypophyse : deux hormones agissant sur les ovaires et qui contrôlent le cycle ovarien (phase folliculaire, ovulation, phase lutéale). Chez les femmes présentant une aménorrhée d’origine hypothalamique, la sécrétion de GnRH est fortement perturbée. Ainsi, l’hypophyse ne produit plus de FSH et LH en quantité suffisante pour induire la croissance des follicules et l’ovulation dans l’ovaire.

microdoses gnrh



Fixée sur le ventre de la patiente, la pompe libère dans le sang des microdoses de GnRH, de façon régulière. L’hypophyse est donc stimulée : la production normale de FSH et LH est rétablie. Ces deux hormones vont agir sur les ovaires et induire la croissance des follicules ovariens, l’ovulation et la phase de maintien du corps jaune.

situation physiologique text amenorrhee gnrh
schema gnrh

Le GnRH contrôle le cycle ovarien via l’hypophyse

La pompe restaure la sécrétion de GnRH est contrôle le cycle ovarien via l’hypophyse


Écrit par:

Fabien Duval Fabien Duval, Ph.D
Biologie de la reproduction et du développement
Wistim