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Mes débuts en PMA vus par Thomas


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Mise en contexte


Thomas et Alice sont en couple depuis plusieurs années. En 2017, l’année de leur mariage, ils décident de concevoir un enfant. Après un an d’essais infructueux, le gynécologue d’Alice leur prescrit un bilan de fertilité. Comme des milliers de couples en France, ils doivent alors faire face à la complexité du parcours d’assistance médicale à la procréation (AMP)…

Son témoignage


« Quand mon azoospermie a été diagnostiquée, je ne voyais pas de Happy Ending envisageable »



Mon envie de devenir père est a toujours été ancrée en moi. Je considère qu’avoir des enfants est vraiment la suite logique dans un couple. C’est la concrétisation de mon engagement envers Alice. Elle et moi, on adore les enfants ! Dès que nous avons eu le projet de fonder une famille, nous avons été particulièrement attentifs aux cycles d’Alice pour optimiser toutes les chances d’avoir un bébé. Quasiment un an après nos essais, on s’est tourné vers le gynécologue d’Alice qui nous a prescrit un bilan de fertilité à réaliser.

Résultat négatif

Les premiers résultats du spermogramme ont été « une douche froide » pour nous. Je souffre d’azoospermie : le sperme que je n’évacue ne contient aucun spermatozoïde. Je me suis dit immédiatement que nous ne pourrions pas avoir d’enfants. Je me suis vraiment senti coupable de priver Alice de la possibilité de fonder une famille car elle ne présentait aucun problème d’infertilité de son côté. Nous étions tous les deux contre l'éventualité d'un don de spermatozoïdes si je n'en produisais pas. Pour nous, c'était soit un bébé provenant de nous à 100%, soit le recours à l'adoption. Le don de spermatozoïdes était donc exclu (et nous aurions réagi de la même façon si nous avions dû avoir recours au don d’ovocytes).

Quand mon azoospermie a été diagnostiquée, je ne savais pas qu’il y avait des méthodes pour extraire les spermatozoïdes. Je ne voyais pas de « happy ending » envisageable. Je suis allé voir mon médecin généraliste qui nous connaît bien Alice et moi, mais qui n’a pas su vers qui nous orienter.

L’une de nos connaissances nous a alors préconisé de nous rapprocher d’un centre de fertilité, dans lequel j’ai rencontré un andrologue. Il a pu nous expliquer qu’il existe des techniques permettant d’extraire les spermatozoïdes par une biopsie testiculaire. J'ai tout de suite été rassuré et ça nous a redonné beaucoup d'espoir !

J'avais de l'appréhension sur cette intervention - c'est quand même « la zone » sensible chez l'homme. J'ai opté pour une anesthésie générale pour plus de confort. L'opération s'est bien déroulée. On a été vraiment soulagé après le test de décongélation, qui a révélé la bonne mobilité de mes spermatozoïdes.

« Au cours de la stimulation ovarienne, je m’implique à ma manière »



Nous avons donc pu débuter un protocole de fécondation in vitro avec microinjection de spermatozoïde (FIV-ICSI). Pendant la phase de stimulation ovarienne, j’essaie au maximum de soutenir Alice, car c’est elle qui doit subir les conséquences de cette infertilité. A ma manière, je m’implique : c’est moi qui lui administre les différentes injections quotidiennes : ça me donne une mission !

FIV-ICSI

Gérer au quotidien le traitement est vraiment complexe, surtout pour un couple débutant son premier protocole. WiStim nous a aidés à visualiser toutes les étapes du parcours, c’est très pratique ! Que toutes les informations soient centralisées sur un seul et même outil a simplifié grandement notre quotidien au cours de la stimulation ovarienne. Alors qu’il est très compliqué de gérer la complexité de l’AMP, WiStim a été le partenaire idéal !

Malheureusement cette première tentative s’est conclue par une grossesse extra-utérine…

« Il faut voir les échecs comme des étapes et ne pas perdre l’objectif final »



Après cet échec, je me suis senti très mal. Les premiers résultats sanguins d’Alice révélaient bien une grossesse… Le taux d’hCG était faible mais il a augmenté pendant 15 jours, donc on espérait vraiment ! Il n’y a pas eu de diagnostic franc et net de la part de l’équipe médicale. Cette grossesse extra-utérine pouvait engendrer des complications de santé pour Alice, ce qui m’a également inquiété.

Mais nous sommes prêts à être parents, nous avons hâte et nous ferons tout ce qu’il faut pour le devenir, même si ça demande du temps et de l’énergie. Il faut voir ces échecs comme des étapes et ne surtout pas perdre de vue l’objectif final. Nous allons démarrer notre seconde tentative (FIV-ICSI) dans les prochaines semaines.

Mon conseil : s’armer de patience et aborder sereinement chaque étape du processus. On ne maîtrise absolument rien, il faut juste attendre …



Big journeys begin with small steps

Écrit par:


Fabien Duval Fabien Duval, Ph.D
Biologie de la reproduction et du développement
Chargé marketing et communication
Wistim

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